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Afriquedomtomnews  par Isabelle Gratien, journaliste Freelance

FELIX EBOUE GRAND COMPAGNON DE LA LIBERATION AUPRES DU GENERAL DE GAULLE

29 Avril 2015 , Rédigé par Isabelle Gratien Publié dans #culture

FELIX EBOUE GRAND COMPAGNON DE LA LIBERATION AUPRES DU GENERAL DE GAULLE

Dossier de presse : Le visionnaire de Barcha Bauer

Félix Eboué est né le 27 décembre 1884 à Cayenne, en Guyane Française, dans une famille modeste d'orpailleurs, dont il est le deuxième des cinq enfants.

La Troisième République lance l'assimilation des originaires des "Quatre Vieilles" et des territoires des Indes (les plus anciens territoires colonisés par la France).

C'est l'Ecole Laïque de Jules Ferry qui se chargera de l'éducation de ces nouveaux venus. Ils devront former une élite (administrateurs coloniaux, médecins, instituteurs, professeurs, sous-officiers et officiers dans l'armée...) puis transmettre et former les populations aux valeurs de la République.

Mais aussi exploiter les richesses du sol des pays colonisés. Félix Eboué participera à la colonisation de l'Afrique de 1909 à 1931, comme administrateur.

Il découvre une Afrique démunie dont les colonisateurs pillent les richesses agricoles et minières en exploitant les hommes. Les droits de l'Homme sont alors une considération subalterne. L'esclavage et la traite des Noirs ont été abolis par le décret du 27 avril 1948. Mais l'indigénat est de vigueur : il donne le droit aux colonisateurs de réquisitionner les Africains pour de Grands Travaux non rémunérés et beaucoup meurent par maltraitance.

Très vite, Félix Eboué prend conscience que les Africains sont traités comme des sous hommes, et il essaie de les former et de leur redonner la dignité.

Il fait des recherches éthnologiques sur les origines des Bandas, des Mandjas et des Sanghos, peuples qu'il administre. Il publie sous la forme de cahiers, à la société d'Ethnologie de Bruxelles en 1935 "Le langage tambouriné et sifflé" (étude musicale)

Il lutte avec René Maran pour une société coloniale égalitaire et plus juste.

Sa pensée est avant-gardiste : faire de l'indigène un citoyen africain en pleine égalité de droits avec le citoyen français, et respecter le pays d'origine et ses coutumes.

La coutume est le fondement de la société africaine, et il faut éduquer les enfants des chefs de tribus afin de garder une cohérence sociale et d'en conserver les traditions, puis, par la suite, scolariser les enfants des tribus afin de former une élite africaine destinée à réaliser une autogestion africaine.

Ces idées n'ont pas d'écho dans la société coloniale, mais progressent doucement. La Franc-Maçonnerie sera un de ses soutiens les plus important.

Félix Eboué sera Secrétaire Général, puis Gouverneur par intérim de 1932 à 1934, puis il fera un court séjour au Mali.

Il arrive en Guadeloupe en octobre 36 avec le Front Populaire pour appliquer les lois de Léon Blum et de la SFIO.

La guerre est proche : Georges Mandel, Ministre des Colonies en juillet 1938, le nomme au Tchad comme gouverneur.

C'est depuis ce territoire aride et désert que Félix Eboué se rallie au Général de Gaulle le 26 août 1940, lui offrant ainsi son premier territoire libéré, et crédibilisant ainsi l'action de l'homme de l'Appel du 18 juin.

Félix Eboué, par cet acte, est le premier résistant, et très rapidement, l'A.E.F. (Cameroun, Congo, Oubanguichari) se rallie à Londres.

Il est nommé Gouverneur Général de l'A.E.F. le 13 novembre 1940 par décret du Général de Gaulle. Ils seront compagnons de la reconquête pour libérer la France avec le soutien des Africains.

Eboué met en place son projet de citoyenneté africaine à travers la circulaire de novembre 1942, et de la conférence de Brazzaville de janvier 1944 qui met en place la politique citoyenne et égalitaire africaine pour une autogestion des Régions par les africains.

Malheureusement, il va mourir au Caire le 17 mai 1944. Il ne verra pas son oeuvre et la libération de la France.

Le 20 mai 1949, sous l'impulsion de Gaston Monnerville, Président du Conseil de la République (Le Sénat actuel), il rentre au Panthéon des Grands Hommes avec Victor Schoelcher.

En ce début de l'an 2001, on se doit de se poser cette question: où sont les originaires de l'Outre-Mer dans les médias, le monde du spectacle, du cinéma, de l'audiovisuel, à l'éducation nationale, dans les sciences et dans la politique nationale ?

Ils en sont exclus, ou presque.

La société française, qui se dit égalitaire ne joue pas son rôle d'integration des diverses communautés. Il y a eu et il y a des femmes et des hommes qui proviennent de l'Outre-Mer, qui ont participé à la construction de ce pays.

Il faut donner des références aux enfants, aux adolescents de France, d'Outre-Mer.

Elargir ce public à l'Afrique, car beaucoup de ces figures ont travaillé ou séjourné dans ces régions tropicales et équatoriales.

L'attente est importante, de l'Education Nationale, des Collectivités Régionales et Départementales pour disposer dans les lycées et les collèges de ces outils qui permettent de référencer l'histoire et d'être un moteur pour les générations futures.

Pour cela, la série sur les grandes figures noires de l'histoire est soutenue par le secretariat d'Etat à l'Outre-Mer, les collectivités des Antilles, de Guyanes et les Ministère concernés. Le soutient de TV5 et de Canal+ Horizon sont également un atout médias envers l'Afrique.

Le premier numéro a étéGaston Monnerville, l'avocat de la république, diffusé le 17 mai 1999 sur France 3 Outre-Mer. Le deuxième documentaire est Félix Eboué, le visionnaire, terminé le 28 avril 2000.

Le troisieme est Frantz Fanon de Cheikh Djemaï qui sera réalisé en l'an 2000.

Les productions à venir:

René Maran, premier prix Goncourt attribué à un noir, en 1921.

La dissidence aux Antilles et en Guyane

Léon Gontran-Damas

L'histoire du Bal-Blomet

Marie Madeleine Carbet...

article du dossier de presse : le visionnaire de Barcha Bauer

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